4 Les défis de la location à Toronto

4 Les défis de la location à Toronto

...ou pourquoi commencer une nouvelle vie au Canada peut être difficile.

L'un des premiers et des plus grands défis pour les nouveaux arrivants au Canada est de trouver un endroit convenable pour vivre. Peu de gens peuvent se permettre d'acheter une maison tout de suite, surtout dans les grandes villes comme Toronto. Les immigrants cherchent donc souvent des propriétés à louer. Cependant, cette recherche n'est pas toujours facile et sans souci, elle est parfois associée à de grandes difficultés et à des problèmes. Dans cet article, nous avons essayé de comprendre quels types de difficultés peuvent survenir lors de la location d'une maison. Alexandra, qui possède une société qui vend et loue des biens immobiliers, nous a aidés.

Complication 1. La plupart des agents immobiliers et des agents se concentrent sur la vente, pas sur la location.

Les problèmes peuvent apparaître dès le début, notamment lorsque vous cherchez un intermédiaire. Le fait est que les agences immobilières et les agents immobiliers visent de plus en plus à vendre plutôt qu'à louer des maisons et des appartements. Il s'agit d'une question de profit insignifiant.

Le revenu des agents immobiliers est basé sur un pourcentage de la transaction. Les agents de location reçoivent souvent un montant égal à un mois de loyer ou rien du tout. Lors de la vente, en revanche, l'intermédiaire reçoit en moyenne 2 à 2,5 % de la valeur finale du logement. Comme la valeur des biens immobiliers a énormément augmenté ces dernières années, la vente est en fait plus rentable.

Il peut donc falloir beaucoup de temps et d'efforts à un immigrant pour trouver un agent désireux de l'aider à trouver un bail.

Défi 2. Insuffisance de biens immobiliers et longues files d'attente

Ces dernières années, les nouvelles constructions à Toronto ont pratiquement cessé de voir le jour. Quelles que soient les raisons, la conséquence a été une augmentation du coût des logements disponibles, en particulier dans le cas de la location. La location d'un bien immobilier s'est compliquée du fait qu'il y a toute une file d'attente pour chaque appartement ou maison, parfois jusqu'à 10-20 personnes. Cela est d'autant plus visible que l'afflux d'immigrants dans le pays se poursuit sans relâche.

Dans ces cas, les propriétaires donnent rarement la préférence aux nouveaux arrivants, choisissant des locataires plus "fiables". Le fait d'avoir des antécédents de crédit au Canada et un emploi stable — qui constitue une garantie de solvabilité — ainsi que la possession d'un permis de séjour permanent jouent un rôle important. Le plus souvent, les immigrants ne sont pas considérés comme les locataires les plus dignes de confiance, et ils sont donc parfois contraints de louer des locaux techniques et des sous-sols même aménagés.

En outre, les prix des loyers sont également en hausse constante, ce qui peut constituer un sérieux problème pour l'étranger nouvellement arrivé et pas encore installé.

Complexité 3. Les paradoxes de la législation

Curieusement, la loi au Canada est du côté de ceux qui louent. Même un mauvais payeur récidiviste n'est pas facilement expulsé de son logement — c'est un processus très long.

Elle se fait généralement par le biais d'un tribunal, et l'expulsion — même si une décision est prise en faveur du propriétaire — n'a lieu qu'une année civile plus tard.

Après une expulsion, le propriétaire peut réclamer des dommages et intérêts à l'ancien locataire, mais cela n'est possible que dans le cas de ceux qui ont quelque chose à payer et qui ont un endroit où chercher. L'immigrant, quant à lui, peut partir ou ne pas avoir un revenu élevé, ce qui signifie qu'il ne pourra rien payer. Par conséquent, les propriétaires peuvent à nouveau favoriser leurs concitoyens par rapport aux nouveaux arrivants.

Difficulté 4. Liste noire

Les sociétés de sélection et de courtage de logements entretiennent souvent les propriétés en interne et avec l'aide d'un personnel engagé. Les petites réparations, la réparation des appareils électroménagers, le remplacement des ampoules et la vérification de l'habitabilité de la propriété sont autant de tâches qui incombent aux sociétés immobilières.

D'autre part, les gens sont souvent sans scrupules : ils cassent les meubles, mettent le bazar, ne paient pas et causent des dégâts de toutes sortes. Bien sûr, cela se fait le plus souvent de manière non intentionnelle. Il convient toutefois de rappeler que de nombreuses sociétés immobilières disposent de listes noires de locataires, sur lesquelles il est parfois très facile de s'inscrire. Ces listes signifient que la personne qui y figure aura beaucoup de mal à louer — car de nombreux agents immobiliers et agences seront au courant de son mauvais "comportement domestique".

Conclusion

Bien entendu, tout cela ne signifie pas que la location d'un logement à Toronto est absolument impossible pour un étranger. Il y a toujours des agents prêts à s'occuper des intérêts immobiliers des immigrants et il est possible de trouver au moins quelques options de logement satisfaisantes. Il est toutefois important de se rappeler qu'il n'existe pas de garantie à cent pour cent pour éviter ces problèmes.

Il est donc judicieux pour une personne qui s'apprête à déménager de chercher un logement à l'avance, et de ne pas attendre un moment où il est déjà urgent d'avoir un endroit où se loger.

  • #Immobilier à Toronto
  • #logement au Canada
  • #location au Canada
  • #location d'un appartement au Canada
  • #immigration au Canada
  • #location d'une maison à Toronto
  • #problèmes des immigrants
  • #opinion personnelle