De la Russie via la Corée jusqu'au Canada : expérience personnelle d'études en MBA à Toronto
Comment une jeune femme de Vologda a intégré un MBA à Toronto, trouvé un logement et un travail, et construit sa vie au Canada.
Dacha est diplômée de l'École supérieure d'économie. Elle a travaillé en Corée du Sud, puis a décidé de changer radicalement de vie et de partir étudier au Canada. Elle a parcouru tout le chemin, de la soumission des documents jusqu'à la soutenance de son projet de fin d'études en master MBA à Toronto. Nous avons discuté avec Dacha de tout : l'admission, le logement, les études, le travail, la vie quotidienne et les projets d'avenir.
Le chemin vers le Canada : Russie, Corée et la décision de déménager
Dacha a terminé son baccalauréat à Moscou, à l'École supérieure d'économie, en administration publique et municipale. Pendant ses études, elle a gagné un échange en Corée du Sud — c'était pendant la pandémie. Elle a passé son dernier semestre de licence à Séoul, et la remise des diplômes s'est déroulée à distance. Après l'échange, Dacha est restée en Corée et a trouvé un emploi dans une agence qui mettait en relation des professeurs d'anglais avec des écoles — en gros, elle enseignait l'anglais aux enfants.
Cependant, les perspectives à long terme en Corée se sont révélées limitées. Selon Dacha, le pays n'est pas vraiment conçu pour que les étrangers restent longtemps : obtenir un statut stable là-bas est plus compliqué qu'au Canada. Des amis étrangers lui ont raconté qu'au Canada, le processus d'immigration est plus transparent et compréhensible. De plus, Dacha cherchait un endroit où elle pourrait commencer une vie stable avec son partenaire d'un autre pays — et le Canada multiculturel convenait parfaitement pour cela.
Dacha n'a pas considéré l'Amérique : la situation criminelle et l'instabilité sociale l'inquiétaient. L'Australie lui semblait trop loin. En revanche, le Canada l'a attirée comme quelque chose de vraiment nouveau — Dacha n'était jamais allée sur ce continent.
Admission en master : choix du programme et de l'université
Comme le baccalauréat de Dacha était lié au management dans le secteur public, le MBA était une suite logique — un master en gestion dans le secteur privé. Son choix s'est porté sur l'International Business University à Toronto.
Pour choisir la ville, Dacha s'est basée sur plusieurs facteurs. Il était important pour elle de vivre dans une grande ville dynamique — dans une petite ville, selon elle, ça aurait été difficile émotionnellement. Vancouver était aussi envisagé, mais elle y a renoncé à cause du décalage horaire encore plus grand avec sa famille. Même en vivant à Toronto, elle n'arrive à appeler ses proches que le matin — il y a 7 à 8 heures de décalage selon la saison.
Le processus d'admission s'est déroulé assez facilement. Dacha savait qu'elle aurait besoin d'une aide professionnelle pour les documents et a fait appel à un consultant en immigration. Elle se considérait comme une candidate solide : excellente licence, expérience internationale. Le seul doute concernait son expérience professionnelle relativement courte — environ deux ans à ce moment-là, alors que pour un MBA, on attend généralement plus d'expérience. Néanmoins, Dacha a préparé une lettre de motivation convaincante.
Examen d'anglais : alternatives à l'IELTS
Pour confirmer son niveau d'anglais, Dacha a choisi le Duolingo English Test. Elle a aimé le fait que l'examen soit rapide et qu'on puisse le passer de chez soi — pas besoin de se déplacer dans une salle spéciale et de passer plusieurs heures dans un centre d'examen. Cependant, le chemin vers le résultat s'est avéré compliqué : Dacha a passé le test trois fois. La première fois, le système a détecté qu'elle ne regardait soi-disant pas la caméra. La deuxième fois, qu'une application en arrière-plan était ouverte. Dans les deux cas, Dacha a contesté le résultat, et les reprises étaient gratuites. À la troisième tentative, elle a obtenu un bon score.
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C'est une information importante pour ceux qui s'inquiètent de l'examen d'anglais. L'IELTS Academic n'est pas la seule option. Vous pouvez passer le Duolingo English Test, ou profiter de cours préparatoires (les programmes dits « pathway »), où au lieu d'un examen, vous suivez une formation en ligne et obtenez un certificat qui vous permet d'entrer à l'université.
Obtention du visa étudiant
Après l'admission, le processus de demande de visa étudiant a commencé. Selon Dacha, tout s'est passé sans difficultés particulières : les documents ont été rassemblés, une preuve de fonds a été fournie, et le visa a été approuvé assez rapidement.
Pour rassembler et soumettre tous les documents nécessaires, Dacha est retournée de Corée en Russie pendant environ six mois. Les sentiments avant le départ étaient mitigés : la joie de l'approbation se mêlait à l'anxiété face au changement à venir. Mais dans l'ensemble, elle était prête à tout recommencer à zéro.
Si vous aussi vous envisagez d'étudier au Canada et souhaitez comprendre le processus d'admission et d'obtention du visa, nous vous recommandons de prendre rendez-vous pour une consultation sur les études.
Logement à Toronto : comment s'installer en tant qu'étudiant
Trouver un logement est l'une des questions les plus pressantes pour tout étudiant qui arrive au Canada. Dacha est arrivée à Toronto de nuit, un jour avant l'orientation à l'université, et a d'abord séjourné dans une auberge de jeunesse près de l'établissement. Sa première impression de la ville a été enthousiasmante — elle a été particulièrement impressionnée par l'architecture du quartier universitaire de Toronto avec son style européen.
Ensuite, grâce à des connaissances, Dacha a trouvé un logement temporaire pour un mois — une chambre dans le quartier d'Eglinton, sous-louée par une fille qui était partie. Après cela, avec l'aide de son partenaire, elle a trouvé une société de logement spécialisée dans les étudiants. La société loue plusieurs étages dans un grand immeuble résidentiel de 43 étages — une partie est réservée aux appartements étudiants, le reste est occupé par des résidents ordinaires.
Coût et conditions de logement
Dacha paie 1 100 $ CAD par mois pour une chambre. Ce prix comprend tout : les charges, Internet, l'utilisation des équipements communs de l'immeuble. Elle a une chambre privée dans un appartement de trois chambres, où vivent trois filles — chacune dans sa propre chambre. On peut choisir ses colocataires : Dacha a spécifiquement demandé une colocation féminine. D'après ses observations, sans société de logement, les étudiants trouvent parfois des chambres à 900 $ CAD, mais sans les services inclus.
Les conditions de location minimale sont flexibles : la société demande un minimum de 2 à 3 mois d'avance, puis on peut renouveler au mois le mois, avec un préavis d'un mois. À l'emménagement, on paie le premier et le dernier mois. C'est plus pratique que la pratique courante où les propriétaires demandent six mois d'avance.
Vivre ici, selon Dacha, ne ressemble pas du tout à une résidence universitaire au sens traditionnel. Ce sont de vrais appartements dans un immeuble moderne. La cuisine commune pour trois personnes est équipée d'un lave-vaisselle. Les machines à laver sont situées dans la buanderie commune au rez-de-chaussée — c'est une particularité canadienne à laquelle il faut s'habituer.
La société de logement a son propre portail en ligne où on peut soumettre une demande de réparation. Pas besoin de chercher un concierge — il suffit de faire une demande en ligne, et des techniciens viennent résoudre le problème.
Infrastructures de l'immeuble
L'immeuble dispose d'une salle de sport, d'une salle d'étude, d'une salle pour les événements où les étudiants fêtent les anniversaires, ainsi que d'une salle de jeux avec une table de billard et une table de poker. En été, un espace détente avec barbecue et chaises longues ouvre. L'entrée se fait par clé électronique, et il y a un service de sécurité dans l'immeuble — la mère de Dacha, qui est venue deux fois déjà, a remarqué que tout avait l'air sûr et bien entretenu.
Colocataires
Les colocataires de Dacha étudient dans différentes universités : l'une à la Toronto Metropolitan University, l'autre au Humber College. L'une vient du Kenya, l'autre est d'origine indienne mais a grandi au Qatar. Elles communiquent en anglais, ce qui est en soi une excellente pratique linguistique. Elles s'entendent bien, même s'il faut parfois rappeler à la colocataire gameuse de faire moins de bruit.
Études en MBA : comment ça fonctionne
Beaucoup craignent que les études en master ne soient que théorie, analyses complexes et recherches interminables. Selon Dacha, pour le MBA c'est différent : l'accent n'est pas mis sur la théorie, mais sur l'analyse de cas d'affaires réels, le travail en groupe et la résolution de problèmes pratiques.
Structure des études
Le semestre dure environ quatre mois et se divise en deux blocs de sept semaines. Dans chaque bloc, on étudie deux matières et il faut assister aux cours deux fois par semaine. Au total, il y a quatre semestres, le dernier étant entièrement consacré au projet de fin d'études.
Le projet de fin d'études à l'université de Dacha peut être réalisé selon plusieurs orientations : recherche, entrepreneuriat ou conseil en affaires. Dacha a choisi le conseil : l'université s'associe avec des entreprises (généralement des start-ups et des petites entreprises), et les étudiants travaillent sur la résolution de leurs problèmes réels. On peut aussi proposer sa propre entreprise pour la collaboration.
Dans le cadre de son projet de fin d'études, Dacha a travaillé avec une plateforme d'emploi pour personnes en situation de handicap. La plateforme aide les personnes bénéficiant de programmes d'aide gouvernementale à accéder à un emploi stable. Le fondateur de l'entreprise — lui-même en situation de handicap — négocie avec les ministères de différentes provinces pour lancer des projets pilotes d'expansion de la plateforme au Canada.
Les avantages d'une jeune université
L'International Business University est une université jeune et en développement. Selon Dacha, cela présente des avantages : petites classes (maximum 30 personnes), approche personnalisée de l'enseignement, possibilité d'établir un contact avec pratiquement chaque professeur. Après les cours, les professeurs restent discuter, donnent des conseils — dans les grandes universités avec des cours de 100 personnes, c'est pratiquement impossible.
Le revers de la médaille — une jeune université n'est pas encore très connue sur le marché du travail, donc les diplômés doivent être plus actifs dans le développement de leur réseau professionnel. Mais, comme le souligne Dacha, cela forge aussi le caractère.
Composition du groupe
Dans le groupe, il y a environ autant d'hommes que de femmes. La majorité des étudiants sont étrangers : beaucoup viennent des Philippines, d'Amérique latine. Il y a aussi des étudiants russophones — de Russie, du Belarus, d'Azerbaïdjan, d'Ouzbékistan. La communauté est petite, mais elle existe.
Comment le programme a influencé les compétences professionnelles
Dacha trouve la formation efficace : elle a appris comment fonctionnent les entreprises sur le marché canadien, acquis des compétences utiles pour une jeune professionnelle. Un avantage important du MBA — la possibilité d'échanger avec des gens qui ont plus d'expérience et de connaissances, d'obtenir des conseils de carrière. Parmi les camarades de classe de Dacha, il y a par exemple une fille qui a travaillé chez Google aux Philippines et qui prévoit de rejoindre le bureau canadien de l'entreprise.
Travailler pendant les études
Les étudiants étrangers au Canada ont le droit de travailler jusqu'à 24 heures par semaine pendant le semestre (pendant les vacances, il est permis de travailler à temps plein). Dacha a profité de cette possibilité dès le premier jour.
Le bénévolat comme stratégie
Dacha a tout de suite décidé qu'elle voulait travailler à l'université, compte tenu de son expérience dans le domaine de l'éducation. Elle s'est adressée au service carrières, a parlé d'elle et exprimé son intérêt. On lui a répondu qu'au premier semestre, on ne permet généralement pas aux étudiants de travailler, pour qu'ils puissent s'adapter aux études.
Dacha a alors commencé à faire du bénévolat lors d'événements universitaires — en gros, elle se montrait et créait des contacts. C'est une stratégie recommandée à tous les étudiants au Canada : si on ne vous prend pas tout de suite pour un poste rémunéré, il vaut la peine d'essayer par le bénévolat. Les Canadiens apprécient beaucoup ce type d'initiative, et cela mène souvent à de vraies offres d'emploi.
Dès le deuxième semestre, Dacha travaillait déjà au service opérationnel de l'université, en aidant aux processus quotidiens. Les tâches changent chaque jour — du soutien administratif à l'organisation de grands événements, comme la présentation des projets de fin d'études.
Salaire et conditions
Le taux horaire à l'université est de 20 $ CAD — c'est au-dessus du salaire minimum en Ontario, qui est de 17,60 $ CAD de l'heure. C'est aussi pratique de ne pas avoir à perdre du temps dans les transports pour aller ailleurs — tout se passe au même endroit : maison, études et travail à proximité.
Lorsqu'on travaille sur le campus, l'université peut si nécessaire demander plus d'heures — par exemple, lors de grands événements — ce qui permet un revenu supplémentaire.
Les transports à Toronto
Quand Dacha est arrivée, elle habitait loin de l'université et utilisait le métro municipal TTC. Le coût d'un trajet est de 3,30 $ CAD avec la carte PRESTO. Étant donné que les cours n'ont lieu que deux fois par semaine pendant trois heures, les dépenses de transport étaient modérées, mais Dacha cherchait quand même à vivre plus près du centre.
Maintenant, elle habite au centre-ville, à 25 minutes à pied de l'université. D'avril à octobre-novembre, Dacha utilise beaucoup les vélos en libre-service Bike Share Toronto (autrefois connus sous la marque Tangerine). Les stations sont réparties dans toute la ville : on prend un vélo à une station, on le gare à une autre. Le trajet coûte environ 3 $ CAD. Pour Dacha, ce n'est pas seulement un moyen de transport, mais aussi un plaisir — surtout par beau temps.
Dans l'ensemble, selon Dacha, l'infrastructure de Toronto est bien adaptée pour vivre sans voiture : il y a des pistes cyclables presque partout, un environnement piéton agréable, des transports en commun développés.
Alimentation et dépenses alimentaires
Dacha admet qu'elle ne tient pas de compte strict de ses dépenses alimentaires. Vivant seule, elle dépense peu — elle achète du pain, des fruits, du fromage. Avec son rythme de vie actif, elle n'a pas toujours le temps de cuisiner, et parfois elle doit acheter à manger sur le pouce, ce qui n'est évidemment pas idéal pour le budget.
Les produits alimentaires au Canada sont plus chers qu'en Russie — c'est un fait bien connu. Mais il y a aussi des bons côtés : les avocats au Canada sont nettement moins chers et de meilleure qualité grâce à la proximité du Mexique, alors qu'en Russie c'est généralement « une pierre qu'il faut faire mûrir ». Dans l'ensemble, Dacha ne considère pas l'alimentation comme un problème.
Loisirs et vie sociale
Malgré un emploi du temps chargé, Dacha trouve du temps pour voir ses amis. Ils vont au cinéma Cineplex (le mardi il y a une réduction — le billet coûte environ 8 $ CAD), se retrouvent chez l'un ou l'autre, jouent à des jeux de société. Beaucoup d'amis sont aussi des étudiants avec un petit boulot, donc tout le monde a des emplois du temps assez serrés.
Dacha ne se sent pas seule au Canada — au contraire, elle est parfois fatiguée par le nombre de contacts sociaux. Elle passe la majeure partie de son temps à l'université, où beaucoup de gens la connaissent. Parfois « la batterie sociale se vide », et elle a juste envie de rentrer chez elle et de se reposer au calme.
Trois avantages et trois inconvénients du Canada
Avantages
Premier avantage — la sécurité. Dacha se sent tranquille en rentrant chez elle à 21h-22h, même si elle note que les sensations peuvent varier selon le quartier. Deuxième avantage — l'environnement multiculturel et la possibilité de parler anglais avec des gens du monde entier. Pour Dacha, qui a toujours aimé l'anglais, c'est un énorme plus. Troisième avantage — une infrastructure urbaine développée : de nombreux magasins, établissements et divertissements.
Inconvénients
Premier inconvénient — la médecine. Les cliniques ferment tôt, et même en cas de besoin urgent, on peut vous demander de revenir le lendemain ou de prendre rendez-vous à l'avance. La possibilité habituelle de simplement passer voir un médecin « pour un petit bobo » n'existe pas ici.
Le deuxième — les sans-abri dans les rues de Toronto. Pour Daria, c'est étrange que l'État n'aide pas ces personnes plus activement. Cependant, elle note que les sans-abri sont généralement inoffensifs, et qu'avec le temps on s'habitue à leur présence.
Le troisième — les impôts. Daria s'était préparée au fait que les étudiants qui travaillent doivent aussi soumettre une déclaration de revenus, mais les taxes supplémentaires ont été une mauvaise surprise (des taxes et un pourboire sont toujours ajoutés à l'addition au restaurant, ce qui rend le total bien plus élevé que prévu).
Les impôts pour les étudiants : ce qu'il faut savoir
Même en tant que résidente temporaire et étudiante, il est nécessaire de soumettre une déclaration de revenus au Canada. L'université de Daria retient des cotisations au régime de retraite (RPC) et à l'assurance-emploi (AE) sur son salaire. À la fin de l'année fiscale, Daria a reçu un formulaire T4 avec le montant de ses revenus et un formulaire de l'université pour les frais de scolarité.
Beaucoup d'universités organisent des cliniques d'impôt gratuites, où des bénévoles aident les étudiants à comprendre les formulaires et à remplir leur déclaration. Un point important que tout le monde ne connaît pas : même si les étudiants paient beaucoup pour leurs études et leur logement, une partie de l'argent est remboursée après avoir soumis la déclaration de revenus. Daria, par exemple, reçoit un remboursement d'environ 80-90 $ CAD par mois pour son loyer, ainsi qu'un remboursement trimestriel pour ses études.
Choc culturel et pourboires
Le principal choc culturel pour Daria — la culture du pourboire. Au Canada, le pourboire est perçu comme une partie obligatoire de l'addition, même si le service était médiocre. Lors du paiement, le terminal propose de laisser un pourboire, et si vous appuyez sur « passer », vous vous sentez mal à l'aise. En Russie et en Corée, on laisse plutôt un pourboire pour un excellent service, alors qu'ici c'est attendu par défaut.
L'anglais : des progrès au cours des études
Daria est arrivée au Canada avec un bon niveau d'anglais — après tout, elle enseignait la langue en Corée. Mais pendant ses études de maîtrise, son niveau s'est nettement amélioré. Le grand nombre de présentations, pour lesquelles il n'est pas toujours possible de se préparer parfaitement, oblige à penser en anglais « sur le vif ». Si auparavant Daria se sentait à l'aise en anglais conversationnel, maintenant c'est son anglais professionnel et commercial qui s'est amélioré — une compétence essentielle pour une carrière au Canada.
Comparaison avec la Corée : circulation routière et observations générales
Daria note une différence intéressante dans la culture routière : au Canada comme en Russie, la priorité est donnée au piéton — on s'arrête pour vous. En Corée du Sud, c'est différent : le piéton doit attendre que les voitures passent, et les conducteurs peuvent rouler droit sur vous même sur un passage piéton.
Par contre, en Corée, la police est plus stricte — elle peut arrêter un cycliste qui roule sans casque. À Toronto, c'est plus libre. Les Canadiens sont généralement des gens calmes, mais au volant ils montrent souvent leur caractère — les comportements agressifs sur la route arrivent.
Ce qui lui manque : la famille et le décalage horaire
Ce qui manque le plus à Daria, c'est sa famille. Le décalage horaire avec la Russie est de 7 à 8 heures selon la saison (au Canada, on change encore l'heure), et la communication se fait principalement le matin. Cependant, sa mère est déjà venue voir Daria à Toronto deux fois.
Avec l'âge, selon Daria, l'attachement à la famille devient plus fort, surtout quand on réalise que nos proches ne rajeunissent pas. Mais elle trouve un équilibre entre sa nouvelle vie au Canada et le maintien des liens avec la maison.
Un conseil à elle-même dans le passé
Si Daria pouvait se donner un conseil avant son déménagement, elle dirait : il faut se préparer encore plus minutieusement. Selon une amie proche, au Canada il faut avoir non seulement un plan A et B, mais aussi C et D. Les conditions changent constamment — les règles d'immigration, le marché du travail, le coût de la vie. Être prêt à tout et avoir plusieurs plans de secours — ce n'est pas de la prudence excessive, c'est une nécessité.
Projets d'avenir : travail, conjoint et résidence permanente
Les études de Daria touchent à leur fin : en mai, elle a reçu ses notes finales, et la cérémonie de remise des diplômes est prévue pour l'automne. La prochaine étape — soumettre une demande de permis de travail post-diplôme (PTPD). Pour les diplômés de maîtrise, il est délivré pour 3 ans, ce qui donne suffisamment de temps pour construire une carrière et se préparer à obtenir la résidence permanente.
L'objectif principal de Daria — trouver un bon emploi qui lui permettra de faire venir son conjoint au Canada avec un permis de travail ouvert pour conjoint.
Information importante pour ceux qui prévoient étudier au Canada avec leur conjoint
Si vous allez étudier en maîtrise et souhaitez emmener votre conjoint, cette possibilité existe. Vous soumettez les documents en même temps : vous — pour un visa d'étudiant, et votre conjoint — pour un permis de travail ouvert. Cependant, après la fin des études, il n'y a pas de droit automatique de faire venir son conjoint. Pour cela, le diplômé doit obtenir un PTPD et trouver un emploi dans un poste d'un certain niveau de qualification (catégories FEER 0, 1 ou certains postes des catégories FEER 2 et 3). Ce n'est qu'après cela qu'on peut soumettre une demande de permis de travail ouvert pour le conjoint.
Daria voit son avenir au Canada. Selon elle, dans un monde instable, le Canada reste un pays assez calme, sûr et stable. Pour au moins les 5 prochaines années, Daria prévoit de se développer ici en tant que jeune professionnelle.
Conclusion : ce que ce cas nous apprend
L'histoire de Daria montre que le chemin vers une maîtrise canadienne — ce n'est pas seulement des études, mais tout un ensemble de décisions : choix de la ville et du programme, recherche de logement, adaptation à une nouvelle culture, construction de contacts professionnels. Le succès se construit sur la préparation, la disposition au changement et la capacité à utiliser toutes les opportunités disponibles — du bénévolat aux remboursements d'impôts.
Si vous envisagez d'étudier en maîtrise au Canada, commencez par une évaluation professionnelle de vos chances. Prenez rendez-vous pour une consultation sur les études au Canada, afin de comprendre les options d'admission, les exigences de visa et la stratégie de déménagement.