Évaluation gratuite des chances
Évaluation gratuite des chances

Du départ juste après l'école à un travail dans la finance et une demande de résidence permanente

Du départ juste après l

Histoire vraie d'immigration par les études en Ontario.

Le chemin vers le statut de résident permanent du Canada est complexe, mais possible. L'histoire de Nicolas en est la preuve. Il est arrivé au Canada à 18 ans, a étudié dans un collège, a trouvé un employeur dans une petite ville et a traversé plusieurs stratégies d'immigration avant de recevoir la précieuse invitation.

Nicolas a partagé son histoire lors d'une entrevue avec Ivanna Pavlenko, consultante en immigration agréée, qui l'a accompagné à toutes les étapes de son processus d'immigration. Son expérience sera utile aux étudiants, aux travailleurs et à tous ceux qui envisagent de s'installer au Canada.

Arrivée au Canada et choix du collège

Nicolas est arrivé au Canada juste après avoir terminé le secondaire, à l'âge de 18 ans. La période était difficile — la COVID faisait rage dans le monde et diverses restrictions étaient en vigueur. Il a choisi le Fanshawe College dans la ville de London, en Ontario, et s'est inscrit à un programme de deux ans en finances d'entreprise (Business Finance).

Quitter la maison

Le choix du programme était réfléchi. Nicolas savait qu'il voulait travailler dans le domaine des services, en lien avec les chiffres et les mathématiques. Parmi les cinq options qu'il avait considérées, il a éliminé les moins intéressantes et s'est arrêté sur les finances d'entreprise.

Adaptation : langue, solitude et premières rencontres

Selon Nicolas, le plus difficile dans l'émigration a été de s'habituer à vivre sans sa famille et ses amis, qui avaient toujours été là pour lui. La situation était aggravée par la COVID — il était extrêmement difficile de rencontrer des gens à cause des restrictions et de l'enseignement en ligne. Mais petit à petit, il a réussi à établir de nouveaux contacts et à s'intégrer dans son nouveau pays.

En ce qui concerne la langue, Nicolas l'admet : avant d'arriver, il pensait que son anglais était assez bon. Mais dès sa conversation avec les agents frontaliers, il a compris qu'il allait devoir travailler sérieusement sur la langue. Cependant, les gens s'adaptent étonnamment vite aux nouvelles conditions — c'est ce qui lui est arrivé.

Les premières rencontres se sont faites par hasard. À London, il y avait une ancienne camarade d'école qui vivait au Canada depuis quelques années. Elle a introduit Nicolas dans son cercle d'amis, et ces amis sont restés avec lui jusqu'à aujourd'hui. Plus tard, d'autres connaissances sont venues grâce aux études — des Canadiens et des personnes venant de différents pays. Nicolas note que de nombreux immigrants réussissent à trouver des communautés russophones et d'autres groupes d'intérêt via les réseaux sociaux.

Études au Fanshawe College

Les deux années au collège sont passées très vite. La première année s'est déroulée entièrement en ligne à cause de la pandémie. D'un côté, cela semblait être un inconvénient. De l'autre, cela lui a donné le temps de se préparer à la vie canadienne et de travailler sérieusement sur la langue. La deuxième année s'est déroulée sur le campus, et ce fut une expérience complètement différente et enrichissante — il a enfin pu voir ses camarades de classe et ses professeurs en personne.

Études au Fanshawe College

Nicolas est satisfait de la qualité de l'enseignement. Il note que le premier semestre peut sembler facile — cela s'explique par le fait que dans les collèges canadiens, il y a des étudiants de tous âges, et certains ont besoin de rafraîchir leurs connaissances de base. Mais à partir de la deuxième année, le programme devient nettement plus difficile et plus spécifique.

Point important : en troisième et quatrième année, Nicolas a eu l'occasion de passer des examens pour obtenir des licences professionnelles. Il en a profité immédiatement, pendant que ses connaissances étaient fraîches, et au moment de l'obtention de son diplôme, il avait déjà sa licence pour vendre des placements. Nicolas recommande vivement à tous les étudiants de passer les examens dès que possible — beaucoup de ceux qui ont reporté cela à plus tard n'ont finalement jamais obtenu leurs licences.

Petits boulots pendant les études

Pendant ses études, Nicolas a beaucoup travaillé à temps partiel. Son premier emploi au Canada a été dans la construction — l'isolation de maisons au sein d'une équipe internationale. Il a trouvé ce travail grâce à des amis et des connaissances. L'expérience s'est avérée précieuse : Nicolas a compris avec certitude que la construction n'était pas ce qu'il voulait faire, mais en même temps, c'était intéressant d'essayer quelque chose de complètement nouveau.

Nicolas avoue qu'il regrette d'avoir refusé le programme coop (stage rémunéré d'une durée d'un semestre). À cause de la COVID, il était difficile de contacter les employeurs, et il a décidé de poursuivre ses études au lieu de faire le stage. Néanmoins, les emplois d'été et sa participation aux activités du collège l'ont aidé à étoffer son CV.

Recherche d'emploi après le collège : le pouvoir du réseautage

Après avoir terminé ses études, Nicolas a fait une demande de permis de travail postdiplôme ouvert (Post-Graduation Work Permit). Dès le premier jour de sa demande, il avait le droit de travailler et a immédiatement commencé à chercher un emploi dans son domaine.

Son CV était pratiquement vide à ce moment-là — il n'avait pas d'expérience de travail sérieuse. Mais Nicolas comprenait à quel point le réseautage est important au Canada. Tout au long de ses études, il a développé des relations avec ses professeurs, a participé à divers événements du collège et a inscrit cette expérience dans son CV.

L'événement clé a été le Professional Development Day (PD Day) au Fanshawe College. Ce jour-là, 15 à 16 employeurs du secteur financier sont venus au collège — de grandes banques, des coopératives de crédit, des compagnies d'assurance et de fiscalité. Chaque entreprise s'est présentée, et les étudiants pouvaient s'approcher, faire connaissance, poser des questions et laisser leur CV. À la fin de la journée, Nicolas s'est approché d'un professeur et lui a dit quel employeur lui avait particulièrement plu. Le professeur l'a personnellement présenté au représentant de l'entreprise et lui a donné une bonne recommandation. Résultat — quatre invitations à des entrevues avant même la fin de ses études.

Entrevues et choix de l'employeur

Nicolas s'est préparé minutieusement aux entrevues : il a étudié chaque entreprise, recherché les questions possibles et s'est exercé devant le miroir. La première entrevue a été la plus difficile — on ne sait pas à quoi s'attendre. La deuxième et la troisième se sont beaucoup mieux passées.

Trois des quatre entreprises lui ont fait une offre. Nicolas s'est retrouvé dans une position où c'était lui qui choisissait l'employeur, et non l'inverse. À chaque entrevue, il a dit ouvertement que son objectif principal était de rester au Canada, et il a demandé aux employeurs s'ils étaient prêts à le soutenir dans son processus d'immigration. L'employeur qu'il a finalement choisi a immédiatement répondu qu'ils avaient déjà une expérience similaire et qu'ils étaient prêts à l'aider.

Pour faire son choix, Nicolas a tenu compte de deux facteurs. Premièrement, c'était une petite entreprise, où la probabilité d'un soutien individualisé était plus élevée. Deuxièmement, l'entreprise se trouvait dans la petite ville de Sarnia, ce qui, comme il le savait, pouvait lui donner des points supplémentaires dans le système d'immigration provincial. L'une des autres entreprises offrait peut-être de meilleures conditions, mais exigeait un déménagement à Toronto.

Vie et travail à Sarnia

Sarnia est une petite ville d'environ 50 000 à 60 000 habitants dans le sud-ouest de la province de l'Ontario, à la frontière avec les États-Unis. Au début, elle semblait trop petite, mais avec le temps, Nicolas a apprécié le charme des petites villes : la force de la communauté locale, le fait que tout le monde se connaît et se salue dans la rue. On ne voit pas ça dans les grandes villes.

En ce qui concerne le coût du logement, Nicolas s'attendait à ce que Sarnia soit moins chère que London, mais les prix se sont avérés à peu près les mêmes — peut-être en raison de sa proximité avec les États-Unis. Un appartement d'une chambre coûte environ 1 500 à 1 600 $ CAD, un deux chambres — 1 800 à 2 000 $ CAD. Les prix de location ont considérablement augmenté par rapport à ce qu'ils étaient il y a un ou deux ans.

Nicolas travaille à la Main Street Credit Union en tant que Wealth Support Officer. Une coopérative de crédit est une institution financière similaire à une banque : prêts, investissements, hypothèques. La principale différence, c'est que les banques sont réglementées au niveau fédéral et opèrent partout au Canada, tandis que les coopératives de crédit sont réglementées au niveau provincial et ne fonctionnent que dans une seule province. L'autre différence, c'est la culture et les valeurs : les coopératives de crédit sont davantage axées sur la communauté locale, sur la connaissance des clients et de leur histoire. C'est justement ça qui a attiré Nicolas.

Travail au Canada

En gros, il travaille comme assistant de conseillers financiers, mais il a sa propre licence pour vendre des produits d'investissement, ce qui lui permet de rencontrer les clients par lui-même et de les aider avec leurs questions financières.

Stratégie d'immigration : plans A, B, C et même D

Nicolas et sa consultante en immigration Ivanna Pavlenko avaient plusieurs stratégies au cas où le plan principal ne marcherait pas.

Plan A — soumettre une demande par le programme provincial de l'Ontario pour les diplômés d'établissements d'enseignement. Pour cela, il fallait terminer un établissement admissible et trouver un employeur prêt à soutenir la demande. Les deux conditions ont été remplies — comme le note Ivanna, l'employeur de Nicolas s'est révélé être un excellent partenaire dans ce processus et a été très coopératif. Le profil a été créé. Cependant, avoir un employeur et répondre aux exigences du programme ne garantissent malheureusement pas une invitation. Le profil était valide pendant deux ans après la fin du programme — et pendant ces deux ans, l'invitation n'est jamais arrivée.

Plan B — soumettre une demande par le programme fédéral via le système Entrée Express. Pendant l'attente du plan A, Nicolas a accumulé l'année nécessaire d'expérience canadienne qualifiée, et un profil dans Entrée Express a été créé.

Plan C — soumettre une demande par un autre programme provincial qui tenait compte du poste et de l'emplacement. C'est là que la petite ville de Sarnia a joué un rôle décisif. Comme l'explique Ivanna, ceux qui sont partis travailler à Toronto n'ont pas reçu de points supplémentaires pour l'emplacement, mais Nicolas, lui, en a reçu. De plus, les tirages se faisaient en fonction de son emplacement spécifique. L'invitation est arrivée justement par ce programme.

Il y avait aussi un plan D — apprendre le français. Quand la situation avec les plans principaux était incertaine, Nicolas a commencé à apprendre le français pour avoir des options supplémentaires. Même après avoir reçu l'invitation, il continue de l'étudier.

Après avoir reçu l'invitation, Nicolas et Ivanna ont rassemblé les documents et soumis la demande pour le statut de résident permanent. L'attente de la décision prendra plusieurs mois, mais Nicolas est sur la dernière ligne droite. Comme le note Ivanna, Nicolas dit souvent qu'il a eu de la chance, mais en réalité, c'est sa détermination, sa pensée stratégique et sa volonté d'agir qui ont mené au résultat.

Avantages et inconvénients de la vie au Canada

Parmi les principaux avantages du Canada, Nicolas mentionne la diversité des gens et des cultures, la richesse de la cuisine, ainsi que l'ouverture des Canadiens. Selon ses observations, les gens ici sont beaucoup plus enclins aux conversations quotidiennes et aux rencontres avec des inconnus que dans les pays de la CEI.

Parmi les inconvénients, il cite le coût élevé du logement, les transports en commun chers et peu pratiques (les villes canadiennes sont conçues en partant du principe que tout le monde a une voiture), ainsi que la complexité du processus d'immigration.

Conseils de Nicolas

À la question de savoir quel conseil il se donnerait avant le déménagement, Nicolas répond : s'inquiéter moins et agir plus. Rencontrer plus de gens, être ouvert et ne pas attendre que tout se mette en place tout seul. Dans certains cas, ça arrive, mais dans d'autres, il faut prendre l'initiative.

L'indépendance financière est une fierté particulière pour Nicolas. Au moment de l'interview, il paie complètement par lui-même son logement, son transport et toutes ses dépenses — sans l'aide de ses parents. Le chemin pour y arriver n'a pas été facile, surtout pendant les études, mais le résultat en valait la peine.

Nicolas considère Montréal comme l'endroit le plus beau au Canada — pour son aspect européen et son atmosphère historique. Il a aussi beaucoup aimé Ottawa avec son architecture.

Principales conclusions

L'histoire de Nicolas est un exemple de la façon dont une stratégie réfléchie, la patience et la volonté d'agir mènent au résultat. Les facteurs clés de son succès : le réseautage avec les professeurs et les employeurs, le choix réfléchi d'une petite ville pour travailler, l'ouverture avec l'employeur concernant les objectifs d'immigration et la présence de plusieurs plans de rechange.

Si vous avez besoin d'aide pour choisir une stratégie d'immigration, prenez rendez-vous pour une consultation avec un consultant en immigration agréé.

  • #résident permanent du Canada
  • #études au collège
  • #Fanshawe College
  • #province de l'Ontario
  • +