Le Premier ministre Carney achève une tournée mondiale de neuf jours sous un déluge de critiques
Le voyage en Chine, au Qatar et à Davos a permis de conclure des accords commerciaux, mais a soulevé des questions sur les droits de l'homme et l'élitisme.
Le premier ministre Mark Carney termine sa tournée internationale de neuf jours, dont l'objectif principal était d'attirer des investissements étrangers dans l'économie canadienne. Le voyage du chef du gouvernement a suscité des réactions mitigées dans les milieux politiques du pays.
En ce moment, Carney se trouve à Davos en Suisse, où se tient le Forum économique mondial. Le programme du premier ministre prévoit des rencontres avec des investisseurs potentiels et la participation à un déjeuner avec les dirigeants d'autres États, après quoi il retournera à Ottawa.
Accord avec la Chine
La tournée a commencé par une visite à Pékin, où un accord important a pu être conclu. La partie chinoise a accepté de réduire les tarifs sur les produits agricoles, et le Canada a en retour accordé un accès limité à son marché pour les véhicules électriques chinois.
Le ministre du Commerce international, Moninder Sidhu, a déclaré aux journalistes à Davos que l'administration Carney a commencé à travailler sur les vieux différends commerciaux avec la Chine dès son arrivée au pouvoir l'année dernière, et que ces efforts portent maintenant leurs fruits.
Selon Sidhu, lorsqu'il a rencontré son homologue chinois pour la première fois en juin, la Commission économique et commerciale conjointe des deux pays ne fonctionnait plus depuis huit ans. Un dialogue constructif sur les questions commerciales entre les États était pratiquement impossible.
« La première chose que nous avons faite, c'est de le relancer, et vous avez vu les résultats la semaine dernière en Chine. Nous avons ouvert des opportunités pour plus de 7 milliards de dollars de produits agricoles. Notre premier lot de bœuf est déjà là-bas, notre premier lot de canola est déjà là-bas. Bien sûr, il y a aussi d'autres opportunités dans le stockage d'énergie, les technologies propres, les véhicules électriques »
Visite au Qatar
L'étape suivante du voyage a été le Qatar, où le premier ministre a cherché des investissements pour des projets d'envergure. Carney a également promis de développer les liens culturels entre les pays en élargissant les liaisons aériennes directes entre le Canada et le Qatar.
Critiques de l'opposition
La tournée internationale du chef du gouvernement a été critiquée par l'opposition conservatrice et libérale. Les opposants remettent en question la pertinence de conclure des accords avec des pays ayant une réputation controversée en matière de droits de l'homme, ainsi que la participation du premier ministre à un événement réunissant l'élite mondiale.
Discours au forum de Davos
Au Forum économique mondial, Carney a présenté sa vision de la politique étrangère du pays. Il a annoncé la fin de l'ancien ordre mondial et a appelé les puissances moyennes à s'unir face à la pression économique des acteurs plus importants.
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Bien que le premier ministre canadien n'ait pas mentionné directement la politique tarifaire du président américain Donald Trump ou les États-Unis, il était évident que son discours portait sur la façon dont le dirigeant américain a « bouleversé » la géopolitique traditionnelle, et sur la manière dont les pays devraient réagir à ces changements.
Trump doit prendre la parole au forum mercredi, mais une rencontre entre les deux dirigeants n'aura pas lieu. Des problèmes techniques avec l'avion du président américain ont retardé son arrivée à Davos jusqu'au moment du départ de Carney. Entre-temps, le forum est déjà placé sous l'ombre des menaces tarifaires de Trump et de ses déclarations sur le Groenland, qui ont suscité l'inquiétude des pays européens.