Les concessionnaires automobiles canadiens ont vu un avantage pour les consommateurs dans l'accord avec la Chine sur les véhicules électriques
Alors que les constructeurs tirent la sonnette d'alarme face à la menace sur les emplois, les propriétaires de concessions automobiles prévoient une baisse des prix et un élargissement du choix de voitures de qualité.
L'accord récemment conclu entre le Canada et la Chine sur les véhicules électriques a suscité des réactions mitigées dans l'industrie automobile du pays. Les représentants des constructeurs automobiles canadiens expriment leur inquiétude quant aux menaces potentielles pour les emplois et la chaîne d'approvisionnement nationale, tandis que les propriétaires de concessionnaires y voient un avantage pour les consommateurs.
Perspectives pour les consommateurs
Les propriétaires de concessions de voitures d'occasion à Toronto accueillent favorablement l'arrivée des véhicules électriques chinois sur le marché canadien. Nazar Novolsky, copropriétaire de Favorit Motors, estime que l'élargissement du choix entraînera une baisse des prix sur l'ensemble du marché.
Selon lui, les consommateurs seront gagnants, qu'ils achètent ou non des voitures chinoises ou qu'ils envisagent d'autres options. La concurrence obligera les autres constructeurs à baisser leurs prix, ce qui profitera finalement aux acheteurs.
Novolsky a noté que lors de ses visites à des salons automobiles à travers le monde, il a remarqué une présence massive de véhicules électriques chinois. Sa découverte de ces voitures l'a fortement impressionné, remettant en question l'idée reçue sur la faible qualité des produits chinois.
Nouvelles technologies à prix abordable
Hamza Patel, directeur de Planet Motors, partage cet avis positif. Il souligne que les acheteurs pourront choisir entre des marques établies et de nouveaux acteurs, comme BYD et Xiaomi, qui proposent des voitures dotées de technologies de pointe à un coût nettement inférieur à celui de modèles comme la nouvelle Tesla Model Y.
Selon Patel, des marques comme BYD offrent déjà une autonomie compétitive, plus de fonctionnalités et de nouvelles technologies par rapport à ce qui est actuellement disponible sur le marché canadien à des prix similaires ou plus élevés. Cela pourrait changer l'attitude des acheteurs potentiels vis-à-vis de l'acquisition de vieux véhicules électriques d'occasion.
Devin Arthur de l'organisation à but non lucratif EV Society évalue également la situation de manière positive. Il estime que l'élargissement du choix sur le marché conduira à une meilleure concurrence et à une baisse des prix, ce qui rendra les voitures plus accessibles à tous les Canadiens.
Détails du nouvel accord
Selon une source gouvernementale de haut niveau, la nouvelle stratégie automobile, qui sera présentée le mois prochain, donnera la priorité aux véhicules de fabrication canadienne. Les entreprises qui produisent des voitures dans le pays bénéficieront d'un accès préférentiel au marché.
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Durant la première année de l'accord, 49 000 véhicules électriques chinois seront admis au Canada à un taux tarifaire réduit de 6,1 pour cent à partir du 1er mars. Cependant, les importations n'incluront probablement pas les véhicules électriques des constructeurs chinois proprement dits, car ils ne sont pas certifiés par Transports Canada. On s'attend à ce qu'il s'agisse de voitures de constructeurs nord-américains ou asiatiques ayant des usines en Chine.
À long terme, il est envisagé que les entreprises chinoises puissent éventuellement collaborer avec les constructeurs automobiles canadiens pour produire des véhicules électriques au Canada avec des travailleurs canadiens pour les ventes intérieures et l'exportation.
Critiques des constructeurs
Les représentants des constructeurs automobiles sont sceptiques quant aux avantages de l'accord pour les Canadiens. Brian Kingston de l'Association canadienne des constructeurs de véhicules a exprimé des doutes sur les perspectives de collaboration.
Il a souligné que les constructeurs automobiles chinois obtiennent un avantage de prix grâce à la production en Chine avec des normes de travail faibles ou inexistantes et des réglementations environnementales laxistes. Selon lui, un tel modèle économique ne fonctionne pas au Canada.
Kingston a cité en exemple des entreprises comme General Motors et Stellantis, qui ont des travailleurs syndiqués gagnant environ 44 dollars de l'heure plus des avantages de retraite, alors que les constructeurs chinois paient en moyenne environ 4 dollars de l'heure. Il a également noté que les constructeurs chinois apporteront moins d'avantages économiques, car les usines canadiennes embauchent des travailleurs locaux qui soutiennent les commerces des communautés environnantes.
Vision alternative du développement du secteur
Arthur, cependant, estime que le Canada ne peut pas compter sur les États-Unis pour atteindre ses objectifs de production de véhicules électriques, citant l'incertitude entourant l'administration américaine actuelle. Selon lui, les emplois dans la production sont déjà en train d'être perdus, il est donc dans l'intérêt des Canadiens de diversifier les approches et de trouver d'autres partenaires potentiels pour développer le secteur manufacturier.
Une plus grande accessibilité des véhicules électriques facilitera également l'atteinte plus rapide par les gouvernements des objectifs d'adoption, car le coût, l'un des principaux obstacles à la possession d'un véhicule électrique, ne sera plus un problème aussi important pour les consommateurs. Auparavant, le Canada avait fixé un objectif juridiquement contraignant de ventes de véhicules à émissions nulles, mais l'objectif de 20 pour cent pour 2026 a été reporté en réponse au ralentissement des ventes et à la pression de l'industrie.