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Le passeport canadien a occupé la huitième place mondiale en termes de pouvoir d'influence

Le passeport canadien a occupé la huitième place mondiale en termes de pouvoir d

La Chine perd du terrain face aux pays asiatiques et européens, mais reste devant les États-Unis.

Le Canada maintient une position solide dans le classement mondial des passeports, occupant la huitième place selon l'indice Henley 2026. Le passeport canadien permet un accès sans visa ou l'obtention d'un visa à l'arrivée dans 181 pays, ce qui le place au même rang que l'Islande et la Lituanie.

Il est intéressant de noter que l'Ontario et les autres provinces canadiennes peuvent être fières que leur passeport devance le passeport américain dans le classement mondial de la mobilité.

Méthodologie du classement

L'indice est élaboré par le cabinet de conseil londonien Henley & Partners, spécialisé dans les questions de citoyenneté mondiale. Les calculs sont basés sur les données de l'Association internationale du transport aérien, couvrant 227 pays et territoires dans le monde.

Basile Mohr-Elzeki, associé directeur de l'entreprise, explique que le classement repose sur un simple décompte du nombre de destinations accessibles sans demande de visa préalable. La méthodologie distingue toutefois le régime totalement sans visa des visas délivrés à l'entrée du pays.

Selon Mohr-Elzeki, le régime sans visa permet de passer la douane sans aucune formalité, tandis que le visa à l'arrivée nécessite de déposer une demande directement à l'aéroport.

Regard critique sur les classements

Randall Hansen, titulaire de la chaire de recherche canadienne sur les migrations mondiales à l'Université de Toronto, appelle à une interprétation prudente de ces classements. Il souligne que l'indice mesure en réalité les restrictions de visa imposées par les pays riches, et non l'ensemble des droits de mobilité.

« En fait, cela mesure le nombre d'exigences de visa auxquelles un passeport donné est confronté. Ainsi, le classement sera toujours le suivant : les pays riches avec de bons passeports et les pays pauvres avec de mauvais passeports »

L'expert souligne que le classement ne tient pas compte du droit de résidence et de travail à l'étranger, qui constitue un indicateur de mobilité plus important. À titre d'exemple, Hansen cite les passeports des pays de l'Union européenne, qui donnent le droit de travailler dans 27 États – un avantage non reflété dans l'indice.

Évolution de la position du Canada

Le passeport canadien affichait de meilleurs résultats par le passé. En 2014, il occupait la deuxième place du classement mondial, témoignant de la forte position diplomatique du pays. Au cours de la dernière décennie, sa position s'est légèrement affaiblie, bien que le Canada continue de se maintenir dans le top dix.

Mohr-Elzeki explique cette baisse par une moindre activité dans la conclusion d'accords bilatéraux et une approche plus prudente de la politique des visas. Il note que le Canada n'accorde l'entrée sans visa qu'à 54 pays, alors que ses concurrents font preuve d'une plus grande ouverture, ce qui influence la réciprocité dans les relations en matière de visas.

Hansen ajoute que le Canada maintient traditionnellement l'un des frais de visa les plus élevés au monde. Il qualifie ce système de régressif, soulignant que les 80 dollars canadiens sont négligeables pour les citoyens aisés, mais créent un obstacle sérieux pour les jeunes et les étudiants.

Possibilités d'amélioration

Selon les experts, le Canada pourrait améliorer son classement s'il le souhaitait. Hansen affirme que la réduction des exigences de visa et l'élargissement de la liste des pays d'origine sûrs pourraient rapidement changer la situation.

Néanmoins, le chercheur conclut : les Canadiens ont « un bon passeport, mais pas le meilleur ».

Leaders et derniers du classement mondial

Les premières places du classement sont traditionnellement occupées par des pays asiatiques. Singapour est en tête avec un accès à 192 destinations, suivi du Japon et de la Corée du Sud avec 188 pays.

Les États européens dominent le reste du haut du classement :

  • Troisième place : Danemark, Luxembourg, Espagne, Suède et Suisse (186 destinations)
  • Quatrième place : dix pays européens, dont la France, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas (185 destinations)
  • Cinquième place : Hongrie, Portugal, Slovaquie, Slovénie et Émirats arabes unis (184 destinations)

Les Émirats arabes unis ont réalisé la progression la plus impressionnante sur les 20 ans d'histoire de l'indice, gagnant 57 places grâce à l'ajout de 149 destinations sans visa.

Les États-Unis occupent la dixième place avec 182 destinations, revenant dans le top dix après une brève sortie fin 2025. Le Royaume-Uni partage la septième place, mais a connu la chute la plus importante, perdant l'accès à huit pays en un an.

En bas du classement se trouve l'Afghanistan avec un accès à seulement 24 destinations, suivi par la Syrie et l'Irak. L'écart entre les passeports les plus forts et les plus faibles est de 168 pays.

Mohr-Elzeki se montre optimiste quant à l'avenir, notant que de nombreux pays de niveau intermédiaire prennent conscience de l'importance de renforcer leur passeport pour le développement des affaires internationales et la mobilité de leurs citoyens.

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