Le panier de produits alimentaires pèsera plus lourd sur le budget familial
Les changements climatiques et les différends commerciaux obligent à revoir les dépenses alimentaires.
Les familles canadiennes vont faire face à une augmentation importante de leurs dépenses alimentaires en 2026. Selon une nouvelle étude menée par le laboratoire d'analyse du secteur agroalimentaire de l'Université Dalhousie en collaboration avec d'autres établissements d'enseignement, une famille de quatre personnes dépensera près de 995 dollars de plus qu'au cours de l'année actuelle.
Les dépenses alimentaires totales pour une telle famille s'élèveront à environ 17 572 dollars, en raison d'une inflation prévue dans le secteur alimentaire de 4 à 6 pour cent. Ce chiffre dépasse le taux d'inflation général du pays et la hausse de quatre pour cent des prix alimentaires observée en 2025.
Les relations commerciales s'améliorent
L'auteur principal de l'étude, Sylvain Charlebois, a noté que les problèmes commerciaux qui ont affecté les prix cette année s'atténuent progressivement. En septembre, le Canada a supprimé la plupart de ses contre-tarifs contre les États-Unis, et le président américain Donald Trump a également levé les tarifs sur plus de 200 produits agricoles et alimentaires.
« La géopolitique restera une inconnue en 2026, mais nous nous attendons à ce que les tarifs ne soient pas un aussi gros problème en 2026 qu'en 2025, ce qui est une bonne nouvelle »
Les restrictions commerciales américaines, notamment les droits de 50 pour cent sur le café en provenance du Brésil, ont créé une pression supplémentaire sur les prix canadiens. Les produits de longue conservation, comme le café, prendront du temps avant de voir leurs prix baisser, contrairement aux produits périssables comme les bananes.
La viande reste le principal facteur de hausse des prix
La viande contribue le plus à l'inflation alimentaire. Les prix de la viande ont augmenté de 7,2 pour cent cette année et pourraient augmenter de 5 à 7 pour cent supplémentaires l'année prochaine.
Le problème est lié à la réduction du cheptel bovin, qui a atteint son niveau le plus bas depuis 1988. La sécheresse a fait grimper le coût des aliments pour animaux, et les coûts d'emballage et de transformation augmentent également. Charlebois s'est dit préoccupé par la situation du bœuf et a suggéré que le gouvernement envisage d'augmenter les importations en provenance de pays comme l'Australie.
L'impact des changements climatiques
Sadaf Mollaei, titulaire de la chaire Arrell en affaires alimentaires à l'Université de Guelph, a souligné le rôle des facteurs climatiques dans la formation des prix :
« Le changement climatique a un impact très important sur les prix, et il va probablement les faire augmenter en raison de ces conditions climatiques extrêmes que nous observons dans les endroits où les aliments sont produits »
Les problèmes météorologiques de cette année ont considérablement affecté le coût des produits importés, notamment le café, le thé, le cacao, les fraises, les oranges et d'autres produits.
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On s'attend à un changement des tendances de prix pour différents groupes de produits :
- Fruits : hausse de 1 à 3 pour cent (après une baisse de 1,1 pour cent en 2025)
- Légumes : augmentation de 3 à 5 pour cent (après une baisse de 0,9 pour cent cette année)
- Fruits de mer : hausse modérée de 1 à 2 pour cent
- Produits laitiers et œufs : augmentation de 2 à 4 pour cent
- Restaurants : hausse de 4 à 6 pour cent
Nouvelles mesures réglementaires
En 2026, le Code alimentaire canadien entrera pleinement en vigueur, ce qui pourrait aider à stabiliser la situation des prix. Selon Charlebois, ce document peut limiter l'influence des détaillants sur les fournisseurs et créer des conditions plus équitables pour tous les acteurs du marché.
« Réunir les transformateurs, les fournisseurs et les détaillants autour de la table dans un esprit d'équité et de bonne foi aidera en fin de compte les consommateurs avec le temps »