Le Canada n'a pas assez de logements pour les nouveaux immigrants

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Grâce aux nouveaux programmes du gouvernement, il y aura plus de biens à acheter et un meilleur rapport qualité-prix.

L'immobilier est un problème au Canada depuis longtemps. Au cours des deux dernières années, les prix des logements ont augmenté de plus de 50 %. La hausse des prix est devenue une question politique majeure dans le pays, et il y a un sérieux débat pour savoir si elle est davantage causée par un manque d'offre sur le marché immobilier, les niveaux élevés d'immigration, l'activité des investisseurs ou les faibles taux d'intérêt.

Cette situation pousse de plus en plus de jeunes familles à refuser d'acheter leur propre maison. Il s'agit d'un sérieux problème pour le gouvernement libéral en place, ses rivaux politiques le remarquent et le parti est en minorité pour la deuxième élection consécutive.

La hausse des prix de l'immobilier pourrait également freiner l'immigration, même si jusqu'à présent le rythme semble très optimiste. L'année dernière, le pays a accueilli un nombre record d'immigrants dans l'histoire — plus de 405 000 et cette année, il prévoit d'accueillir plus de 431 000 résidents.

En outre, le gouvernement s'est engagé à accepter un nombre illimité d'Ukrainiens fuyant le conflit militaire entre la Russie et l'Ukraine et arrivant au Canada sous un permis d'entrée simplifié (CUAET). Rien qu'au cours des deux premières semaines du CUAET, plus de 112 000 demandes ont été soumises. Ce programme permet aux ressortissants ukrainiens de rester dans le pays pendant trois ans et leur fournit un permis de travail.

Mais avec une inflation au Canada qui atteint déjà 6,7 % et des logements de plus en plus inabordables, le gouvernement craint qu'une pénurie de biens immobiliers ne ralentisse le développement économique et ne fasse fuir les immigrants potentiels.

C'est pourquoi le ministre canadien du logement, Ahmed Hussen, a fixé un objectif ambitieux pour le pays : doubler le taux de construction de nouveaux logements au cours des dix prochaines années. L'investissement dans le secteur sera payant en termes d'attraction et de rétention des immigrants, dit-il.

Les stratégies par lesquelles l'objectif sera atteint sont décrites dans le budget 2022. Il s'agit notamment d'investissements importants dans la construction, d'une taxe sur les bénéfices tirés de la vente de biens immobiliers détenus depuis moins d'un an, d'une interdiction d'achat de biens résidentiels par des investisseurs étrangers, etc.

Un certain nombre de politiques visent à aider les Canadiens à acheter un logement :

  • la création d'un compte d'épargne libre d'impôt pour l'achat de votre première propriété, qui vous permettra d'économiser jusqu'à 40 000 dollars canadiens ;
  • Prolonger jusqu'en 2025 le programme d'incitation pour les acheteurs d'un premier logement ;
  • un abattement fiscal de 7 500 dollars canadiens pour les réparations ;
  • un versement unique de 500 dollars canadiens aux personnes confrontées à des problèmes d'accessibilité au logement ;
  • le doublement du crédit d'impôt à 10 000 dollars canadiens pour les acheteurs d'une première maison, etc.
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